Un juste retour identitaire

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Pour réflexion, méditation et étude de l’usage des concepts tels que EKAŇG – MVOKH EKAŇG, est de plus en plus nécessaire aujourd’hui dans notre société en perte de repères et d’identité.

EKAŇG : Adoration (le chrétien Fang désigne ainsi la fête religieuse). L’adoration est rattachée à la personne de Dieu, nous l’adorons pour qui il est, pour sa beauté pour sa grandeur, pour sa puissance et sa majesté.

EKAŇG : Respect. • Sentiment de considération envers quelqu’un, et qui porte à le traiter avec des égards particuliers ; manifestations de ces égards.• Sentiment de vénération envers ce qui est considéré comme sacré : Le respect des morts. • Considération que l’on a pour certaines choses : Le respect des traditions ancestrales. Le respect des patriarches, des aînés (parents et personnes âgés). Le respect de la parole donnée.
De plus, , pour le peuple Fang, il s’agissait de considérer tout membre comme digne, et capable d’assumer et de réaliser des actes requises pour la nation Fang.

« MVOGH –EKAŇG ». MON-FAŇG, s’attribuait le qualificatif de NGAŇG, son identité. Il était de « MVOGH –EKAŇG ».. L’être FAŇG était MON-EKAŇG : c’est-à-dire l’homme de respect, ou respectueux »- Ce qui signifient : peuple du respect et l’homme respectueux et de respect.
J’emploie à propos « était », car, il ne l’est plus du fait de la dégénération des générations présentes.

Voilà que, pour avoir été assujetti pendant plus d’un demi-siècle à crétinisation barbare, les descendances au Gabon sont devenues des individus les plus aliénés de leur communauté nationale totalement déculturés.
Déculturation. Dégradation, perte de l’identité culturelle. On parle alors de déracinement. Les descendants du peuple Fang, sont dans leur très grande majorité des déracinés, déculturés. On voit bien la différence entre l’être acculturé, à l’aise dans les deux cultures, et l’être déculturé qui a oublié ses origines mais n’a pas assimilé d’autres valeurs culturelles.

L’acquisition d’une deuxième culture ne change pas radicalement la situation initiale ; la perte de mon unique culture, en revanche, conduit à l’appauvrissement, voire à la disparition de mon univers. La perte d’une culture est donc un malheur.

Dès mon enfance, il y ‘ a plus d’un demi siècle, j’ai été éduqué au culte du respect, particulièrement des aînés et des vieux que l’on considérait de « PATRIACHE : NYA MORE chez le peuple FAŇG.

La Nation FANG serait plutôt EŇGOŇG de ENGOŇG-AKOMA MBA, d’après MVET. L’une de ses valeurs fondamentales étant NGAŇG, qui fait de lui MVOGH EKAŇG.
N.B : Le travail de « Renaissance » peut consister à retrouver les concepts fondamentaux de l’homme FAŇG, en faisant un effort de bien les adapter en les utilisant selon leur significatif, sans en déformer le sens, par notre usage.

MEE

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