En Gambie, Oligui Nguema explore les modèles de l’enseignement supérieur et de la santé pour renforcer la coopération avec le Gabon

En visite d’État en République de Gambie, le Président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, a consacré une nouvelle étape de son séjour à la découverte de deux infrastructures stratégiques du pays : le campus de Faraba de l’Université de Gambie et le Centre national de traitement des urgences de Farato. Cette séquence illustre la volonté des deux États de renforcer leur coopération dans les secteurs de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la santé.

Accompagné de la délégation gabonaise et guidé par le ministre gambien de la Santé, le chef de l’État a d’abord visité le campus de Faraba, considéré comme l’un des pôles universitaires les plus modernes de la sous-région ouest-africaine. Les autorités universitaires lui ont présenté des infrastructures destinées à la formation et à la recherche, notamment une bibliothèque universitaire répondant aux standards internationaux et conçue comme un véritable centre de production et de diffusion du savoir.

Au cours des échanges, les responsables de l’Université de Gambie ont manifesté leur disponibilité à accueillir, à terme, des étudiants gabonais. Cette perspective pourrait déboucher sur la mise en place de programmes de mobilité académique, de partenariats entre établissements d’enseignement supérieur, de projets de recherche conjoints et d’échanges d’expertise, offrant ainsi de nouvelles opportunités de formation aux étudiants et enseignants des deux pays.

Le Président gabonais s’est ensuite rendu au Centre national de traitement des urgences de Farato, établissement de référence doté d’équipements médicaux modernes. Les responsables du centre ont présenté les capacités de cette infrastructure dans le diagnostic des maladies du sang et les analyses biologiques spécialisées, une avancée majeure pour le système de santé gambien. Ils ont également rappelé le rôle central joué par cette structure durant la pandémie de COVID-19, grâce notamment à son unité de soins intensifs ayant pris en charge les patients les plus gravement atteints.

Pour les autorités gabonaises, cette visite constitue une opportunité d’étudier les meilleures pratiques développées en Gambie en matière de médecine d’urgence, de biologie médicale et de gestion des crises sanitaires. Les enseignements tirés de cette expérience pourraient contribuer au renforcement des capacités du système de santé gabonais, dans un contexte où l’amélioration de l’accès à des soins de qualité demeure une priorité nationale.

À l’issue de cette séquence, Brice Clotaire Oligui Nguema a salué les investissements consentis par la Gambie dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la santé, estimant que ces secteurs constituent les fondements du développement durable et de la compétitivité des États africains.

Au-delà de son caractère diplomatique, cette visite d’État ouvre des perspectives concrètes pour les citoyens gabonais. Les discussions engagées devraient favoriser le développement de partenariats universitaires, le transfert de compétences, la mobilité des étudiants et des professionnels, ainsi que la mise en œuvre de projets communs dans les domaines de la formation, de la recherche scientifique et des services de santé.

Les enjeux

Cette étape de la visite présidentielle traduit la volonté du Gabon de diversifier ses partenariats africains en privilégiant une coopération fondée sur le partage d’expériences et le développement du capital humain. Dans un contexte où les pays africains cherchent à renforcer leurs systèmes éducatifs et sanitaires, le rapprochement entre Libreville et Banjul pourrait contribuer à l’émergence de nouveaux réseaux universitaires, scientifiques et médicaux au bénéfice des populations.

En mettant l’accent sur l’éducation, la recherche et la santé, le chef de l’État confirme également son ambition de faire de la coopération Sud-Sud un instrument de modernisation des politiques publiques et un levier de développement durable pour le Gabon.

Laisser un commentaire