Au fil des jours, l’homme est monté en puissance, le verbe haut, la défiance en bandoulière, l’enfant terrible d’andjogo s’est fait la réputation du justicier à visage découvert qui tirait sur tout ce qui bougeait dans la République.
Cette posture courageuse mais très risquée, a fini par faire du Dr, devenu Pr, en moins d’une année, l’une des voix les plus écoutées et suivies dans les réseaux sociaux.
Chacune de ses sorties était un livre ouvert dans les dédales soit d’une administration, soit d’un Homme public, du moins ceux qui font la République.
Depuis sa principauté de Blois Chambord, l’homme a parlé, à tort ou raison, des hommes et des femmes ont senti leur notoriété édulcorée, salit, sans qu’aucune source ne soit communiquée publiquement. C’est vrai que depuis son smartphone on peut accuser sans preuve, mais devant le tribunal où il sera contraint de déposer ses valises, le commun des Gabonais attend désormais la manifestation de la vérité sur chaque question soulevée par les plaignants.
Que ceux qui ont décidé de choisir les prétoires pour voir leur honorabilité rétablie et leur personne blanchie, s’attendent également à voir le contraire se produire, avec des déclarations aussi tonitruantes que fracassantes.
L’homme tel un boxeur poussé dans les cordes par des adversaires qui n’attendaient que ce jour, ne devra pas se laisser compter. Il appartient à la justice de se montrer à la hauteur des espoirs placés en lui par tous les gabonais épris de justice.
Il n’en demeure pas certain que l’homme qui peut également avoir été en mission de démolition à certains égards, et de construction à d’autres, soit démuni de la moindre pièce pour étayer ses affirmations. Il peut avoir été un cheval de Troie utilisé par ceux qui préfèrent par lâcheté ou par principe, marcher masqué pour mieux s’exprimer.
Il reste désormais à la balance Roberval de garder l’équilibre pour mieux lire la Loi en se départissant des émotions, et ignorant la qualité des plaignants qui du reste, sont tous sujets du droit, donc égaux devant la loi, au même titre que l’accusé.
Accuser à tort sans preuve est un délit, cependant, nier les faits sans apporter la preuve de son innocence ne suffit pas pour être disculpé.
Hermann Ditsoga, partisan de la norme

