
Durant 42 ans, de 1967 à 2009, Albert Bernard Bongo, devenu Omar, avait accumulé une mine de dossiers secrets compromettants, avec lesquels il tenait au pas tous ses collaborateurs (ministres, directeurs, conseillers, magistrats…), tous les hommes politiques (majorité comme opposition), ainsi que ses nombreuses maîtresses disséminées dans Libreville. C’est également avec ces dossiers compromettants sur les versements, notamment, des commissions occultes aux partis politiques de gauche, de droite jusqu’à l’extrême droite, qu’il tenait en respect toute la classe politique française.
À la mort d’Omar Bongo en juin 2009, ces dossiers furent subtilisés par (son fils) Ali Bongo, lequel usa de ses prérogatives de ministre de la défense de l’époque pour fermer les frontières et l’espace aérien du pays, pour parfaire son opération de « casse » au Palais du bord de mer.
Nous savons désormais que c’est grâce à ces dossiers, et au chantage qu’il exerça sur chacun(e) des protagonistes impliqués, qu’Ali Bongo réussit son coup d’état électoral en 2009. Et c’est en usant des mêmes pressions tout au long du processus électoral, sur les principaux acteurs du scrutin, qu’il a obtenu d’eux l’inversion des résultats définitifs qui ont abouti à son nouveau coup d’état électoral du 23 septembre dernier.
Et pour s’assurer de la bonne cache de sa redoutable arme de chantage, Ali Bongo -sur conseils de son entourage-, dépêchera son directeur de cabinet (frère et homme de confiance) Maixent Accrombessi juste avant le scrutin, afin que ce dernier, prétextant un AVC, se rendre au Maroc mettre en lieu sûr son précieux « héritage », tout en se tenant prêt à en user au cas où les choses tourneraient mal au Gabon.
(…)
Marie-madeleine Mborantsouo, dont de nombreux documents vidéos, audios et photographiques font partie intégrante desdits dossiers compromettants, fait partie des nombreuses personnalités gabonaises qu’Ali Bongo tient par le bout de la crête ; d’où cette dévotion et cette soumission à toute épreuve, qui garantissent à Ali Bongo d’être déclaré vainqueur des élections aussi longtemps que cette ex miss du Haut-Ogooué occupera le fauteuil central de la cour constitutionnelle du Gabon.
IK

