Le député du parti politique Les Démocrates, Martin Moulengui Mabende a organisé ce samedi dans son domicile de Nzeng-Ayong dans le 6e arrondissement de Libreville, une cérémonie de vœux du nouvel an aux ressortissants originaires du département de la Boumi-Louetsi.
Avec beaucoup de malice, l’assistance a posé un ensemble de questions auxquelles il n’a pas pu se soustraire. Il s’est livré volontier à cet exercice. L’agrément des cérémonies de vœux, tient à ce qu’elles permettent à ceux qui ont une responsabilité politique et en l’occurrence aujourd’hui au député Martin Moulengui Mabende, de s’adresser sans formalisme aux Gabonais dont les centres d’intérêt sont très variés pour saluer certaines de leurs réussites ou les entretenir de questions qui les préoccupent. C’est ainsi qu’en adressant ses vœux cet après-midi aux populations originaires du département de la Boumi-Louetsi, il a évoqué la politique du Président de la République Ali Bongo Ondimba.
Il est vrai que ces vœux se prêtent mal cette année avec l’opération scorpion. Il ne serait pas plus à propos que nous affichions d’ailleurs une satisfaction béate. Ainsi les Gabonais ne doivent jamais s’en remettre de façon aveugle aux déclarations politiques, les déclarations politiques du gouvernement sont incluses, mais ce risque n’est pas franchement élevé pour ce qui concerne le gouvernement dans notre pays. Ils ne doivent pas non plus accepter comme des vérités d’évangile, les critiques parfois hâtives ou outrées de ceux qui aspirent à remplacer le gouvernement.
Or, la politique doit demeurer une bataille d’idées, laquelle suppose que les citoyens et les hommes politiques partagent les mêmes constats factuels. Lorsque ce socle commun disparaît toutes les manipulations deviennent possibles et c’est l’ère de la post-vérité, cet inquiétant concept qui émerge et qui interroge.
Le député du 2e siège de Mbigou (qui englobe les cantons Warro-Ivindzi et Basse-Louetsi) est, dans cette période, résolu à travailler jusqu’au dernier jour afin de faire aboutir les réformes qui ont été engagées tels que le parrainage des mariages des ressortissants de sa localité, parce qu’on ne conduit pas la politique d’un pays comme le nôtre sans que des crises de divers ordres surgissent. Aucune liberté individuelle ne doit se trouver entravée. Et donc, il est nécessaire de contribuer à éclairer le débat. De ce point de vue-là, il y a des choses à faire ensemble.
Pour Martin Moulengui, la politique et la fidélité, ce sont des choses qui vont ensemble. Et en disant cela, il ne dit rien contre personne, il dit simplement ce à quoi il croit. Il pense que dans la vie politique, lorsque l’on s’est engagé auprès d’une personnalité que l’on a fait confiance, on se doit dans l’exercice de ses responsabilités, l’assumer avec le plus de rigueur possible et le plus de dignité possible.
Ce que l’on fait dans la vie politique s’inscrit dans une histoire et que la modernité, ce n’est pas la rupture avec les liens de l’Histoire, mais c’est de faire en sorte que les problèmes du moment soient mieux appréhendés qu’ils ne l’étaient hier.
SKB

