JFD Afrique : Une 2e édition marqué du sceau d’un monde meilleur.


La Journée de la Femme Digitale (JFD) Afrique tend une fois de plus à pousser, promouvoir, attirer les femmes dans l’entrepreunariat numérique. Un secteur dans lequel elles restent trop peu nombreuses. JFD Afrique sensibilise les femmes à ce secteur en leur présentant les possibilités qu’il leur offre, et s’engagent à amener plus de mixité dans le domaine du numérique. Elle organise des rencontres avec des personnalités féminines inspirantes du numérique qui vont expliquer leur parcours et assurer l’importance des femmes dans le monde numérique.

En effet, la JFD est l’un des évènements le plus connu pour la promotion du numérique mené par les femmes du monde numérique, qui a lieu chaque année pour mettre à l’honneur et rassembler les femmes qui s’emploient à révolutionner le monde grâce au digital, et leur permettre ainsi de porter leurs revendications pour une égalité des sexes dans ce milieu. Cette année, c’est le Club de Libreville sous l’impulsion de Camélia Ntoutoume Leclercq, Secrétaire Executive de JFD qui a accueilli la 2e édition Africaine, le 2 juillet dernier. Cet évènement a été mis sur pied pour créer davantage de rôle modèles, montrer aux femmes qu’elles peuvent devenir les prochaines championnes du numérique.

La présente édition de la JFD Afrique a mis en exergue 3 grands thèmes, à savoir « Les Femmes et la Science : l’éducation, premier levier de développement », avec Isabelle Bébéar, Directrice des Affaires Internationales et Européenne Bpifrance, Virginie Dias-Tagnon, Directrice des Ressources Humaines pour L’Oréal, en charge des talents pour le continent Africain, Jacqueline Mukarukundo, co-fondatrice de Wastezon, Margaret Entrepreneur Afrique 2020, Afua Osei, co-fondatrice de She ; Ensuite, « Les Femmes et la Tech : les clés d’une croissance économique durable et équitable », avec Boutheina Guermazi, Directrice du développement numérique à la Banque Mondiale, Sinatou Saka,journaliste et cheffe de projet éditorial, RFI & France 24, etc. Et pour finir, « Plongée au cœur de l’écosystème tech rwandais », avec Clarisse Iribagiza, PDG DMMHehe, Nathalie Munyampenda, Directrice Générale Next Einstein Forum et Dounia Ben Mohammed, Directrice de la rédaction, Africa News Agency.

Cet évènement doit favoriser la mixité professionnelle, la lutte contre les stéréotypes, et l’égal accès aux responsabilités professionnelles, et ce y compris dans le secteur du numérique. Une manière de pousser les autres à créer leur réseau et à se lancer dans ce secteur prometteur. Cela passe peut-être par une seule chose : la création d’un monde meilleur pour se sentir mieux.

« En tant que femme évoluant dans le secteur de la tech, il m’est très difficile d’imaginer un monde numérique où les femmes ne jouent pas un rôle majeur non seulement en tant qu’utilisatrices mais aussi en tant que créatrices des technologies du futur. Un forum comme JFD est l’occasion de rappeler haut et fort que l’avenir du numérique passe par les femmes. Combler le fossé numérique qui prive plus de 300 millions de femmes d’accès à l’internet dans les pays à revenu faible et intermédiaire est fondamental. Élargir l’accès aux métiers du numérique en investissant dans la formation des jeunes filles est tout aussi important », selon Boutheina Guermazi, Directrice développement numérique, Banque Mondiale.

L’Afrique est dans une période de transition, donc de doute. Il faut se dire qu’au contraire, c’est une bonne nouvelle pour l’humanité. Il y a une vision très négative sur la perte des emplois. Comme dans toute révolution industrielle, oui, on va perdre des emplois mais on va en créer des nouveaux ! On est dans un nouveau monde auquel il faut s’adapter, se réinventer. C’est essentiel. Pour un monde meilleur, il faut s’éduquer autrement. Les femmes sont sous-représentées dans le numérique alors évidemment qu’il faut leur dire d’aller dans ces filières technologiques. Mais pas seulement, il faut aussi qu’elles passent de l’idée à l’action, aux choses concrètes.
La mixité peut être perçu comme une menace. Il y a sorte de résistance passive des hommes. Mais au-delà d’une culture qui peut s’avérer plus ou moins misogyne, il y a de vrais blocages sociologiques. Les femmes peuvent aussi entrer dans le numérique sans compétences informatiques en faisant valoir leur capacité d’observation, d’écoute et de dialogue. Dans ce secteur, on a aussi besoin de professionnels qui sentent les tendances et anticipent les besoins pour créer de nouveaux services numériques.

D’ailleurs, Delphine Remy-Boutang, CEO the Bureau & JFD, Présidente du GEN France déclare à ce sujet « L’ambition de JFD est d’aller au-delà des générations, des genres, des frontières, au-delà de la prise de conscience pour atteindre la parité bien avant 2120. Nous sommes ravis de compter sur le soutien de Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de la Francophonie, marraine de l’évènement, pour qui l’inclusion est une priorité.»

« Les femmes, avec leur capacité d’innovation et d’adaptation, ont cette aptitude à jouer le rôle de transformateur. Car c’est lorsque tout le monde est admis à participer au changement, que le changement est possible. Aujourd’hui, malgré les opportunités croissantes qu’offrent le secteur du numérique, des inégalités de genre subsistent, empêchant les femmes de profiter pleinement de ses possibilités et de contribuer à son essor. Je suis très fière d’être la marraine de cette édition de JFD, un événement qui œuvre pour une plus grande parité dans un secteur dont le rôle essentiel pour l’avenir n’est plus à démontre », confirme la marraine de l’évènement, Louise Mushikiwabo, Secrétaire Générale de la Francophonie.

LMT

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