La Journée Mondiale de la liberté de la presse célébrée au Gabon

A l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le Gabon par la voix du Ministre d’Etat, Ministre de la Communication et de l’Economie Numérique Edgard Anicet Mboumbou Miyakou réaffirme son engagement constant et déterminé en faveur de la liberté de la presse, de la liberté d’expression et de la protection des journalistes.

Aussi, c’est l’Auditorium de la Maison Georges Rawiri qui a accueilli le lundi 3 mai 2021 les festivités y relatives, en présence du Ministre Délégué de la Communication Gisèle Akoghe et du Maire de la commune de Libreville, Eugène Mba. Cette année marque la 30e édition de la célébration, et le thème retenu est « L’information comme bien public ». La journée a donc été ponctuée par la définition du thème général par Monsieur Dorland Ella, enseignant chercheur en communication. S’en est suivi, l’animation de la première conférence « Quelles mesures pour la viabilité économique des médias indépendants » par Messieurs Luc Ondias Souna, Directeur général de Digital Business School et Désiré Ename, Directeur du groupe Nord Editions. La seconde conférence « Quels mécanismes pour la transparence des sociétés internet » a été animé par Jude Missengue, Directeur de la promotion des serices numériques au Ministère de la Communication et de l’Economie Numérique. Et enfin, la troisième conférence « Quid du renforcement de l’éducation au média et à l’information, pour le renforcement du journalisme en tant qu’élément essentiel de l’information, comme bien public » a été présentée par Monsieur Hervé Essono, enseignant chercheur à l’ENS.

Cette journée mondiale affirme l’importance de défendre l’information comme un bien public, souhaite explorer ce qui est fait dans la production, la distribution et la réception des contenus, pour renforcer le journalisme et faire progresser la transparence et l’autonomisation, tout en ne laissant personne de côté. Elle prend en compte l’évolution d’un système de communication qui a un impact sur notre santé, les droits de l’homme, les démocraties et le développement durable.

Aujourd’hui, la guerre de l’information est menée principalement via les nouveaux médias et via internet, champ de bataille où des bouleversements sans précédent ont été engendrés et où seuls les médias les plus créatifs et les plus persévérants conservent leur audience qu’ils ont su engager et monétiser. Les médias vivant essentiellement de publicité ne peuvent plus se contenter d’attendre que des annonceurs dans le besoin viennent leur acheter des espaces publicitaires, non, ils doivent désormais provoquer les opportunités de business, convaincre par la diversité de leurs contenus et adopter des stratégies de marque et de storytelling pour amener leur public à s’identifier dans les contenus qu’ils proposent.

En effet, à l’ère du numérique, une presse libre, indépendante et pluraliste reste essentielle au bon fonctionnement de nos sociétés, tout particulièrement en temps de crise où le droit à l’accès à une information fiable est primordial face aux manipulations de l’information et au fléau des infodémies. Il est nécessaire de réfléchir ensemble à un modèle de partage équitable des revenus entre les médias producteurs de l’information et les plateformes qui la diffusent.

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