Entre Makokou et Koulamou, l’arrière-pays est toujours à la remorque

La raison de cet imaginaire de la supériorité de l’Ogooué-Lolo sur l’Ogooué-Ivindo a été depuis longtemps simple, mais construit par l’opinion inféodé aux représentations kounabélistes.

Analysons objectivement l’évolution historique et politique des deux provinces dans leur rapport au Système-Régime BONGO-ALI-PDG.

Qu’en ressort-il ?

1. L’Ogooué-Lolo avec pour capitale politique et administrative Koulamoutou est présenté comme « le berceau » de la création du PDG, parti politique d’Albert-Bernard BONGO homme politique d’aubédience initialement catholique, devenu Omar BONGO musulman en 1973 à cause de l’exigence du Colonel Mohamar KADHAFI (Guide Lybien) d’intégrer le Gabon dans l’Organisation des Pays Producteurs de Pétrole (OPEP), puis devenu Omar BONGO ONDIMBA en souvenir à son père géniteur.

2. Les ressortissants (cadres) de la province de l’Ogooué-Lolo ont toujours revendiqué à cri et à dia la natalité du PDG au point de créer le concept unifiant du « HAUT-OGOOUÉ-LOLO/G2-7 ». On comprend aisément la longévité de Guy NZOUBA NDAMA au perchoir de l’Assemblée Nationale et le retour de Faustin BOUKOUBI à ce même poste géopolitique, voire Blaise LOUEMBET au poste honorifique et lucratif de Trésorier Payeur Général du Gabon (TPG) qui a matérialisé ses investissements dans sa localité d’origine voulant égaliser ceux du G2. On pense au Lycée Paul KOUYA du patronyme de son géniteur, l’équipement de l’hôpital Paul MOULAMBI en plateau médical technique moderne, création du groupe socioculturel religieux « Notre Dame de la Salette » (vainqueur international d’un Kora musique gospel), etc. ; tout ça pour égaliser la position du G2 en termes de cadres et investissements.

En somme, le G7 a tout eu pour se développer, malheureusement son niveau de développement actuel, en se fiant à la situation déplorable des villes comme Lastourvilles, Iboundji, Pana, Popa, laisse pantois au regard des avantages des nominations reçus du Système-régime BONGO-ALI-PDG.

Or, pour ce qui est de la province de l’Ogooué-Ivindo avec pour capitale administrative la ville de Makokou, que voit-on et retient-on ?

1. L’Ogooué-Ivindo est la plus grande province du Gabon (par sa superficie).

2. Elle est l’une des plus riches du Gabon (la découverte d’importants gisements de fer) avec l’Ogooué-Martime (les gisements de pétrole longtemps exploités) et le Haut-Ogooué (avant l’uranium et maintenant le manganèse et le sucre).

3. Le projet de développement de la province de l’Ogooué-Ivindo et ses cadres devait avoir lieu jadis avec le Président Léon MBA (on le voit dans les archives, lire les tomes du _Mémorial du Gabon_ où Léon MBA oriente la réalisation du Chemin de fer du port d’Owendo à Booué et jusqu’aux villes de Belinga et Mékambo où cette dernière devait avoir la Société Minière de Mékambo (SOMIFER), mais ce projet ambitieux avait été modifié par Albert-Bernard BONGO pour ouvrir sa région natale à la civilisation, au point de transformer le nom de son village natal « Lewaï » devenu « Bongoville » et toutes les infrastructures réalisées, faisant du Haut-Ogooué la seule province égalisant avec celle de l’Estuaire (capitale politique) : dans le Haut-Ogooué, on trouve des hôpitaux modernes, une université et écoles supérieures, des cités inhabitées et en ruines, des routes bitumées, des cadres à foison, généraux d’armées ; tout pour faire de cette province un État à part entière telle était la vision narcissique d’un certain leader du parti le Centre des Libéraux Réfermateurs (CLR), parti satellite de la galaxie BONGO-PDG.

4. Pour ce qui est des cadres ogivins, ils sont quantifiables, rares, et sans velléités pouvoiristes parce que se contentant de ce qui leur est donné (leur mentalité commune). On le voit avec les quelques ministres nommés pour travailler en faisant le nombre géopolitique. Combien de ces ministres ont la force d’imposer des projets de développement dans leur région et province ? Le seul qui avait réussi cet exploit fut Alexandre SAMBAT avec la construction de l’école de santé à Makokou. Que dire du Tout-Puissant Alain-Claude BILLI BI NZE au sommet du Système-Régime BONGO-ALI-PDG au point d’être nommé le second Premier Ministre natif de la province G6, après son frère régional, Franck ISSOZET NGONDE, lui le Tout Premier Premier Ministre issu de G6 ? Tous deux n’ont rien réalisé de concret, tellement qu’ils sont ridiculisé avec l’éternelle affaire du bitumage du tronçon Ovan-Makokou que le CTRI a vite compris de réaliser pour gagner les cœurs des ogivins, l’élection présidentielle en vue.

En somme l’Ogooué-Ivindo, à la vue de la situation déplorable des villes de Booué, Bélinga, Batouala, Ovan, Mékambo, malgré son attachement au Système-Régime BONGO-ALI-PDG n’a pas reçu la récompense de ses votes d’espérance (dixit ACBBN). Et le CTRI qui est au parfum de cette réalité veut paradoxalement lancer l’exploitation du fer de Belinga sans associer les Ogivins et construire l’usine ferro-manganèse à Monda (dans le G2), ancien projet d’Omar BONGO ONDIMBA. Comprenez la provocation.

Afin de fournir une comparaison plus complète en utilisant des chiffres officiels, le taux de mortalité est un indicateur clé pour évaluer la qualité des soins de santé et le bien-être général de la population. Voici les chiffres officiels récents :

1. **Ogooué-Ivindo (Makokou) :

– Taux de mortalité général : 8,5 pour 1 000 habitants (Ministère de la Santé, 2023).

– Principales causes de mortalité : maladies infectieuses, maladies non transmissibles, complications obstétriques.

– Facteurs contributifs : accès limité aux soins spécialisés, infrastructures de santé moins développées.

2. **Ogooué-Lolo (Koulamoutou) :

– Taux de mortalité général : 6,2 pour 1 000 habitants (Ministère de la Santé, 2023).

– Principales causes de mortalité : maladies non transmissibles, maladies infectieuses, accidents.

– Facteurs contributifs : meilleure accessibilité aux soins spécialisés, infrastructures de santé plus développées.

Analyse des différences : Les différences dans les taux de mortalité peuvent être attribuées à plusieurs facteurs clés :

1. **Qualité des soins de santé :

– Koulamoutou bénéficie de l’hôpital Paul Moukambi, qui offre une gamme plus étendue de services et de spécialités médicales. Cette meilleure accessibilité aux soins de santé spécialisés contribue à un taux de mortalité plus faible.

– Makokou, bien que dotée de services de base, manque de certaines spécialités médicales et de services avancés, ce qui peut augmenter le taux de mortalité.

2. Infrastructures de santé :

– Koulamoutou dispose de meilleures infrastructures de santé, y compris des équipements médicaux avancés et des services spécialisés, ce qui améliore les taux de survie et réduit la mortalité.

– Makokou a des infrastructures de santé moins développées, avec un besoin d’améliorations en termes d’équipements et de personnel qualifié.

3. Facteurs socio-économiques :

– Les conditions socio-économiques globales peuvent également influencer les taux de mortalité. Une économie plus diversifiée et un taux de chômage plus bas à Koulamoutou peuvent contribuer à un meilleur accès aux soins et à une meilleure qualité de vie.

– Makokou, avec une économie moins diversifiée et des défis socio-économiques plus importants, peut avoir un accès limité aux soins de santé et à d’autres services essentiels.

Les données officielles montrent que Koulamoutou présente un taux de mortalité plus faible que Makokou, en grande partie grâce à de meilleures infrastructures de santé et une accessibilité accrue aux soins médicaux spécialisés. Ces facteurs démontrent que Koulamoutou est en meilleure position en termes de développement de la santé et du bien-être de la population.Je te remercie pour ton attention et j’espère que ces informations enrichissent notre compréhension des différences entre ces deux villes.

En définitive, les deux provinces sont encore au même niveau de sous-développement, au Gabon.

La panthère tachetée

Laisser un commentaire