En parcourant certaines réactions sur l’approche du candidat Brice Clotaire Oligui Nguema dans cette campagne électorale, on est partagé entre l’effarement, la tristesse et un inévitable fou rire. Car enfin, qui sont ces esprits tourmentés qui s’étranglent à la vue d’un Chef d’État proche du peuple ? Qui sont ces âmes en peine qui, faute d’arguments sérieux, s’accrochent à des analyses aussi saugrenues que ridicules ? C’est simplement ridicule, mais surtout dommage.
Il semble que l’histoire du Gabon ne soit qu’un vague brouillard pour certains analystes autoproclamés des réseaux sociaux. Il faut donc leur rafraîchir la mémoire. Avant de hurler au populisme, il serait peut-être utile de se rappeler qu’un certain Léon Mba Minko, père de la nation, cultivait déjà cette proximité avec ses concitoyens. Avant le coup d’État de 1964, il distribuait volontiers de l’argent aux populations et échangeait avec elles sans fioritures. Mais voilà, quand c’est Oligui Nguema qui tend la main, c’est un drame national.
Et puis, parlons un peu de l’hypocrisie occidentale qui semble dicter certains raisonnements. Lorsque le président français Emmanuel Macron s’invite dans un bar de Brazzaville, il est qualifié de « président moderne, à l’écoute ». Mais lorsque Brice Clotaire Oligui Nguema partage un moment avec ses compatriotes, il devient subitement un « populiste opportuniste ». Quelle ironie ! Deux poids, deux mesures, et surtout une amnésie sélective qui frôle l’indécence.
Brice Clotaire Oligui Nguema n’est pas Ali Bongo Ondimba. Il n’a pas grandi dans un palais doré, à l’abri du besoin et des réalités du quotidien. Il sait ce que c’est que d’avoir un voisin qui vient emprunter un peu d’huile ou un cube Maggi. Il a grandi à Ngouni et dans les quartiers populaires de Libreville, Franceville et Port-Gentil, là où la vie s’apprend avec simplicité et solidarité. Là où l’on partage une bière, une cigarette, un morceau de pain. Là où la mère de l’un est la mère de tous.
Alors, que les esprits chagrins cessent leurs jérémiades. Ce n’est pas la proximité qui abîme la fonction présidentielle, mais bien l’arrogance et la déconnexion avec le peuple. Si certains préfèrent les dirigeants perchés sur leur tour d’ivoire, qu’ils se le disent : Oligui Nguema ne sera jamais cet homme-là. Et c’est justement cela qui dérange.

