De nos jours, une belle innovation, tous les centres d’examen du Baccalauréat au Gabon, compte des candidats spécifiques, c’est-à-dire ceux vivant avec un handicap, souffrant d’une pathologie longue durée… Tous composent dans des salles de classe aménagées sous le regard et l’assistance des surveillants spécifiques (des psychologues). À chaque épreuve, ils ont une heure supplémentaire. Une illustration: pour un candidat lent ou aveugle, l’épreuve de Philosophie aura une durée non pas de 4 heures mais 5 voire 6 heures afin de permettre aux candidats d’achever et de bien structurer sa pensée dictée (pour l’aveugle).
C’est dans ce sens que dans le centre X de la série A, accueille pour cette session 2025: un candidat aux réflex lents, un tétraplégique, un non voyant/aveugle, des drépanocytoses… Il va sans dire que les dossiers médicaux ont été déposés à la direction générale des examens et concours.
Par ailleurs, certains centres d’examen comptent chaque année, des candidats incarcérés…
MON COMMENTAIRE. Notre pays a fait des efforts allant dans le sens de la prise en compte de toutes les catégories de candidats. Des efforts appréciables et considérables. Il ne faut pas être avare de compliments pour féliciter l’organisation des sessions du Baccalauréat. Le devoir moral d’appréciation et de considération du travail fait.
MES PROPOSITIONS.
1/ Pour les candidats à mobilité réduite, ceux vivant avec un handicap, ainsi que ceux souffrant des pathologies longue durée, après l’obtention de leur baccalauréat, l’Etat devrait poursuivre dans la même lancée en leur proposant des bourses spécifiques;
2/ Pour les candidats incarcérés, l’Etat devrait là encore, poursuivre son engagement en s’assurant de leur formation continue afin de faciliter leur insertion. Et pour ceux qui, après l’obtention leur diplôme, continuent de purger leur peine, l’Etat, en principe, devrait leur proposer une suite favorable, une formation en attendant leur libération officielle. Une sorte de fenêtre ouverte sur le monde comme nous le lisons dans »Huis Clos » de Jean- Paul Sartre…
UNE APPRÉCIATION. J’ai noté que le centre Y compte des bâtiments modernes. Rien à voir avec ces architectures sans pensée ni projections dans le temps comme les lycées d’Application Nelson Mandela, Jeau- Hilaire Aubame… (l’énumération est longue). En 19 ans d’expérience professionnelle, je découvre un établissement savamment construit, qui tient compte des enseignés et enseignants à mobilité réduite avec des rampes et un élévateur qui facilite l’accès aux salles de classe en hauteur.
CE QU’IL CONVIENT DE FAIRE À L’AVENIR. Il me revient que cet éleveur est en panne depuis un ou deux ans. La tutelle, le ministère de l’Education Nationale gagnerait à avoir _une direction spécialisée_ dans les entretiens et la maintenance du patrimoine et de l’immobilier des établissements primaires et secondaires (ordinateurs, climatiseurs, élévateurs, cuves d’approvisionnement en eau potable…).
Il y a des avancements, même si beaucoup reste encore à faire.
Le devoir moral de nous le dire…
Sandrine Nguemebe

