Iran : Comment l’Ayatollah Khamenei à été tué ?

La CIA, l’agence centrale de renseignements américaine, a appris qu’une réunion de haut niveau se tiendrait samedi matin à Téhéran et que le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, y participerait. Le renseignement est partagé avec Israël. Aussitôt, une opération est mise en place pour abattre l’homme que la CIA pistait depuis des mois. L’opération a, en réalité, été avancée puisqu’à l’origine, il était prévu d’éliminer Khamenei par des frappes nocturnes.

Les États-Unis et Israël ont frappé la résidence du Guide samedi à 6h10 temps universel, avec 30 missiles. La CIA, grâce à ses agents infiltrés dans l’entourage du Guide, a même pu transmettre à Donald Trump une photo de l’ayatollah décédé. La fille de Khamenei, son gendre et sa petite-fille ont aussi été tués dans ces frappes.

L’armée israélienne affirme avoir tué 40 autres dignitaires, dont le chef d’état-major des armées, le ministre de la Défense, le chef des Gardiens de la Révolution, le chef des renseignements de la police ou encore le conseiller du guide suprême, Ali Shamkani.

Selon le Financial Times britannique, une source de la CIA faisait partie du cercle rapproché de Khamenei.

Les services de renseignement israéliens avaient accès à des renseignements électromagnétiques : la quasi-totalité des caméras de circulation de Téhéran avaient été piratées des années auparavant. Leurs images étaient cryptées et transmises à des serveurs situés à Tel Aviv et dans le sud d’Israël. Une caméra était positionnée de manière à déterminer où les membres de la direction iranienne préféraient garer leurs voitures personnelles et à observer la vie quotidienne d’un complexe hautement sécurisé.

Grâce à des algorithmes complexes, des informations concernant leurs adresses, leurs horaires de travail, leurs trajets domicile-travail et les personnes qu’ils étaient habituellement chargés de protéger et d’escorter ont été ajoutées aux dossiers du personnel de sécurité.

Israël est également parvenu à désactiver certains composants d’une douzaine d’antennes-relais de téléphonie mobile dans la rue proche du complexe, ce qui a provoqué des indisponibilités téléphoniques et empêché le service de sécurité de Khamenei de recevoir des alertes.

Les renseignements recueillis indiquaient que la rencontre avec Khamenei, prévue samedi, se déroulait comme prévu et que de hauts responsables étaient en route. Mais les Américains avaient quelque chose de plus concret : une source humaine.

Source : New York Times et Libération

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