Le Gabon marque un tournant diplomatique majeur. Réuni à Istanbul à l’occasion de la 152ᵉ Assemblée de l’Union interparlementaire (UIP), le Conseil directeur de l’organisation a officiellement annoncé le retrait du pays de la liste des États suivis dans le cadre de la transition politique.
Une décision hautement symbolique, interprétée comme une reconnaissance des avancées institutionnelles enregistrées par Libreville ces derniers mois.
La session, qui se tient au Hilton Istanbul Bomonti Hotel & Conference Center, rassemble plus de 130 délégations et près de 60 présidents de parlement autour des grands enjeux du moment : gouvernance démocratique, contributions internationales et renouvellement des instances dirigeantes de l’UIP, avec en ligne de mire l’élection de la prochaine Secrétaire générale.
Une délégation gabonaise en vue
Le Gabon y est représenté par une délégation parlementaire conduite par le Président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye. À ses côtés, plusieurs députés issus de différentes formations politiques prennent part aux travaux, traduisant une volonté d’unité dans la représentation nationale à l’international.
Fin du suivi : un signal politique fort
En actant la fin du suivi du Gabon, l’UIP envoie un signal fort à la communauté internationale. Le pays, engagé dans une phase de transition depuis 2023, voit ainsi ses efforts salués par l’une des principales plateformes mondiales de coopération parlementaire.
Prenant la parole, le chef de la délégation gabonaise a exprimé la reconnaissance des autorités envers l’UIP pour son accompagnement et son soutien durant cette période délicate.
Une victoire diplomatique
Cette réhabilitation est présentée par les autorités comme le fruit d’une stratégie diplomatique coordonnée entre les institutions. Elle s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, visant à repositionner le Gabon sur la scène internationale.
Au-delà du symbole, cette décision pourrait renforcer la crédibilité du pays auprès de ses partenaires et faciliter son intégration dans les grands circuits de coopération parlementaire.
Une organisation clé du multilatéralisme parlementaire
Fondée en 1889, l’Union interparlementaire regroupe aujourd’hui plus de 180 parlements. Elle œuvre à la promotion du dialogue, de la démocratie et des droits humains à l’échelle mondiale.
Membre depuis 1972, le Gabon confirme, à travers cette reconnaissance, son retour progressif au cœur du jeu parlementaire international.

