La clarification est venue de la mission conjointe de la FIFA et de la CAF dépêchée au Gabon. Au terme de plusieurs jours d’échanges avec les acteurs du football national et les autorités publiques, l’instance mondiale a écarté toute mise sous normalisation de la FEGAFOOT.
Par la voix de son émissaire, Célestin Yanindji, la délégation a coupé court aux spéculations : « les conditions d’une normalisation ne sont pas réunies ». Une position qui met fin aux hypothèses d’une suspension des organes actuels au profit d’un comité transitoire.
Un processus électoral validé
Premier constat dressé par la mission : le processus électoral en cours respecte les textes en vigueur. Aucune irrégularité majeure n’a été relevée, écartant de facto toute justification d’une rupture du calendrier menant à l’Assemblée générale élective.
Le cœur du problème se situe ailleurs. Selon les conclusions de la délégation, les difficultés observées relèvent d’un cadre administratif, en lien avec la mise en conformité de la fédération aux exigences de la législation nationale.
Pas de crise institutionnelle
Contrairement aux interprétations alarmistes, la FIFA estime qu’il n’existe ni vacance de pouvoir, ni blocage des instances. Les organes de la Fégafoot sont en place et fonctionnels, et les commissions poursuivent leurs activités.
Dans ces conditions, le recours à un comité de normalisation — généralement activé en cas de paralysie ou de crise majeure — ne se justifie pas.
Continuité de la gouvernance
L’instance internationale privilégie donc la stabilité. L’équipe dirigeante actuelle, sous la conduite de Pierre-Alain Mounguengui, reste en charge de la gestion des affaires courantes.
L’objectif affiché est clair : lever les réserves administratives en suspens et permettre la reprise normale du processus électoral, avec en ligne de mire une Assemblée générale en décembre 2026.
Des enjeux au-delà du cas gabonais
La position de la FIFA met en lumière un enjeu central : l’équilibre entre le respect des lois nationales et l’autonomie des fédérations sportives. En refusant la normalisation, l’instance internationale envoie un signal fort en faveur de la continuité institutionnelle, tout en rappelant l’importance de la conformité réglementaire.
Pour le football gabonais, l’enjeu est désormais double : éviter une escalade institutionnelle et restaurer un climat de confiance entre les différentes parties prenantes.
Une sortie de crise en construction
La balle est désormais dans le camp des autorités gabonaises et des dirigeants fédéraux. Leur capacité à finaliser les ajustements administratifs conditionnera la relance effective du processus électoral.
En attendant, la décision de la FIFA acte une ligne claire : pas de rupture, mais une sortie de crise progressive, fondée sur la continuité et le respect des textes.

