Football/USM Alger bat Zamalek en finale de la Coupe de la Confédération CAF : Analyse du match

L’USM Alger a frappé au bout du temps additionnel pour arracher une victoire aussi précieuse que spectaculaire face à Zamalek SC (1-0), samedi soir au stade du 5-Juillet, lors de la manche aller de la finale de la TotalEnergies CAF Coupe de la Confédération 2025/26.

Dans une rencontre longtemps verrouillée, Ahmed Khaldi a transformé un penalty à la 98e minute, quelques instants après que Zamalek pensait avoir fait le plus dur à l’autre bout du terrain. Un scénario cruel pour les Égyptiens, qui repartent d’Alger avec un retard d’un but avant le retour prévu au Caire.

Les hommes de Zamalek devront désormais s’imposer avec au moins deux buts d’écart pour décrocher le trophée, tandis que l’USMA abordera la seconde manche avec confiance après une prestation disciplinée et une fin de match renversante.

Une finale longtemps sous tension

Pendant une grande partie de la soirée, la rencontre a semblé filer vers un nul vierge. L’intensité était là, l’engagement aussi, mais les deux équipes ont longtemps manqué de justesse dans les derniers mètres.

Prudent dans son approche, Zamalek a surtout cherché à faire mal en transition. Dès les premières minutes, Chico Banza s’est offert une première occasion sur un centre tendu d’Oday Al-Dabbagh, sans toutefois inquiéter sérieusement le gardien adverse.

Au fil du match, l’USMA a progressivement pris le contrôle du ballon, portée par Ahmed Khaldi, Islam Merili et Dramane Kamagate. Mais le bloc défensif cairote a tenu bon, avec un El Mahdi Slimane rarement mis en grande difficulté malgré la pression croissante.

Les Algérois ont insisté, multipliant les centres et les tentatives lointaines, sans parvenir à trouver la faille.

Zamalek résiste, l’USMA pousse

Le scénario s’est poursuivi après la pause. L’USM Alger a encore accéléré le rythme, tandis que Zamalek est resté compact et discipliné.

À la 53e minute, Chico Banza a bien failli faire basculer la rencontre après un numéro solitaire remarquable : élimination des défenseurs, crochet sur le gardien… avant de voir sa frappe sauvée sur la ligne par un défenseur algérien.

Quelques minutes plus tard, les visiteurs ont cru ouvrir le score grâce à Al-Dabbagh, finalement sanctionné pour une faute au départ de l’action.

Dans l’autre surface, Slimane a dû s’employer devant Khaldi et Brahim Benzaza, pendant que Kamagate et Zakaria Draoui manquaient le cadre de peu de la tête.

Malgré la domination territoriale algérienne, Zamalek restait menaçant en contre, notamment après l’entrée de Juan Bezerra dans le dernier quart d’heure.

Une fin de match irréelle

La rencontre a finalement basculé dans le temps additionnel, au terme d’un scénario complètement fou.

Juan Bezerra pensait offrir la victoire à Zamalek après avoir profité d’une erreur défensive avant de conclure avec sang-froid face au gardien. Les Égyptiens exultaient déjà.

Mais l’arbitre interrompait rapidement les célébrations pour consulter la VAR. Les images révélaient une main de Hossam Abdel-Maguid au début de l’action. Le but était annulé… et un penalty accordé à l’USMA.

Dans la foulée, Mahmoud Bentayg était expulsé pour contestation, laissant Zamalek à dix.

Ahmed Khaldi s’avançait alors face à El Mahdi Slimane et transformait son penalty avec sang-froid à la 98e minute, prenant le gardien à contre-pied pour faire exploser le stade du 5-Juillet.

Tout reste ouvert avant Le Caire

Ce succès offre un avantage précieux à l’USM Alger avant le retour prévu le 16 mai au Caire, sans pour autant sceller le destin de cette finale.

Malgré la défaite, Zamalek pourra s’appuyer sur sa solidité défensive et sa capacité à piquer en contre-attaque. Mais les Égyptiens devront désormais trouver les solutions pour faire céder une équipe algérienne compacte et pleine de confiance.

Pour l’USMA, ce succès tardif récompense une domination globale et rapproche un peu plus le club algérois d’un nouveau sacre continental.

Au vu de cette première manche irrespirable, une certitude demeure : cette finale est loin d’avoir livré son verdict.

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