Football/Mondial 2026 : L’Algérie retrouve la scène mondiale avec de grandes ambitions

Douze ans après sa dernière apparition en Coupe du monde, l’Algérie s’apprête à retrouver le plus prestigieux rendez-vous du football mondial. Qualifiés pour l’édition 2026 organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, les Fennecs abordent la compétition avec l’ambition de renouer avec les phases à élimination directe et de confirmer leur retour parmi les grandes nations africaines.

Portée par un effectif mêlant cadres expérimentés et jeunes talents en pleine ascension, la sélection algérienne arrive au Mondial avec des arguments solides. Après plusieurs années marquées par des résultats contrastés, la Khadra semble avoir retrouvé une dynamique positive sous la direction de Vladimir Petkovic.

Une qualification maîtrisée

L’Algérie a validé son billet pour la Coupe du monde au terme d’une campagne de qualification particulièrement convaincante.

Les Fennecs ont dominé le groupe G des éliminatoires africaines avec un bilan de huit victoires, un match nul et une seule défaite, totalisant 25 points. Cette performance leur a permis de décrocher leur qualification avec autorité et de mettre fin à une absence de douze ans sur la scène mondiale.

Le capitaine Riyad Mahrez a une nouvelle fois joué un rôle majeur dans cette campagne, tout comme l’attaquant Mohamed Amine Amoura, dont les prestations décisives ont largement contribué au succès de la sélection.

Cette qualification constitue une étape importante pour une équipe qui n’avait plus participé à une Coupe du monde depuis son parcours remarqué au Brésil en 2014.

Petkovic, l’homme du renouveau

Arrivé à la tête de la sélection en 2024 pour succéder à Djamel Belmadi, Vladimir Petkovic a rapidement redonné de la stabilité à l’équipe nationale.

L’ancien sélectionneur de la Suisse possède une solide expérience du football international, acquise notamment lors de plusieurs phases finales de Coupe du monde et de Championnat d’Europe.

Sa mission est désormais claire : permettre à l’Algérie de franchir un nouveau cap et d’atteindre les phases finales d’un Mondial, un objectif qui n’a plus été réalisé depuis l’épopée de 2014.

Un groupe relevé mais ouvert

Le tirage au sort a placé l’Algérie dans le groupe J, en compagnie de l’Argentine, de l’Autriche et de la Jordanie.

L’Argentine, championne du monde en titre, apparaît comme le principal favori de la poule. Derrière l’Albiceleste, la lutte pour les places qualificatives s’annonce particulièrement disputée.

L’Autriche dispose d’une sélection solide et bien organisée, tandis que la Jordanie disputera la première Coupe du monde de son histoire avec l’ambition de créer la surprise.

Grâce au nouveau format à 48 équipes, qui qualifie les deux premiers de chaque groupe ainsi que les huit meilleurs troisièmes, les Fennecs disposent néanmoins de réelles chances d’accéder aux seizièmes de finale.

Trois rendez-vous décisifs

L’Algérie débutera sa compétition le 16 juin 2026 à Kansas City face à l’Argentine. Un premier test grandeur nature contre l’une des meilleures équipes du monde.

Les hommes de Vladimir Petkovic affronteront ensuite la Jordanie le 22 juin à San Francisco, dans une rencontre qui pourrait s’avérer déterminante pour la qualification.

Enfin, le 27 juin, les Fennecs retrouveront l’Autriche à Kansas City lors d’un match qui pourrait décider de leur avenir dans la compétition.

Mahrez, Maza et Luca Zidane sous les projecteurs

Parmi les joueurs les plus attendus figure naturellement Riyad Mahrez. À 35 ans, le capitaine demeure le leader technique et moral de la sélection. Son expérience des grands rendez-vous et sa qualité de passe pourraient être déterminantes dans les moments clés.

La jeune génération sera également représentée par Ibrahim Maza, considéré comme l’un des plus grands espoirs du football algérien. Le milieu offensif du Bayer Leverkusen est attendu comme l’une des révélations potentielles du tournoi grâce à sa créativité et sa capacité à faire la différence dans les petits espaces.

Dans les buts, Luca Zidane suscite également l’attention. Formé au Real Madrid et fils de l’ancien champion du monde français Zinedine Zidane, le gardien s’est progressivement imposé comme une option crédible au sein de la sélection algérienne.

L’héritage de 2014 en ligne de mire

Le meilleur souvenir de l’Algérie en Coupe du monde reste son parcours au Brésil en 2014.

Cette année-là, les Fennecs avaient atteint les huitièmes de finale avant de s’incliner avec les honneurs face à l’Allemagne, future championne du monde, après prolongation (2-1). Une performance qui demeure à ce jour la référence du football algérien sur la scène mondiale.

Avant cela, l’Algérie avait participé aux éditions 1982, 1986 et 2010 sans parvenir à franchir le premier tour.

Une génération en quête d’histoire

Pour les observateurs, l’Algérie possède les moyens de dépasser le simple objectif de participation.

La réussite du tournoi dépendra notamment de la capacité de Vladimir Petkovic à trouver l’équilibre entre les cadres expérimentés comme Mahrez, Aïssa Mandi ou Nabil Bentaleb et la nouvelle génération incarnée par Mohamed Amine Amoura, Amine Gouiri, Rayan Aït-Nouri, Anis Hadj Moussa ou Ibrahim Maza.

Dans un groupe relevé mais accessible, les Fennecs auront l’occasion de démontrer que leur retour au Mondial ne constitue pas une parenthèse, mais bien le début d’un nouveau cycle ambitieux.

Douze ans après l’émotion du Brésil, l’Algérie rêve à nouveau d’écrire l’une des plus belles pages de son histoire footballistique. Le rendez-vous américain dira jusqu’où cette génération est capable de porter les ambitions d’un pays passionné de football.

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