Le Collectif des agents publics gabonais (CAPG), créé il y a trois ans et engagé dans la défense des intérêts des fonctionnaires, semble déterminé à franchir une nouvelle étape dans son combat pour le règlement des rappels de solde. Face aux attentes persistantes des agents publics, la structure affirme sa volonté de faire entendre sa voix si aucune réponse concrète n’est apportée à ses revendications.
Au cœur des préoccupations du collectif figure la question des rappels de solde dont le processus de paiement a été amorcé par les autorités depuis 2024. Pour les responsables du mouvement, il est nécessaire d’accélérer les mécanismes de traitement afin d’apporter des réponses durables aux nombreux agents concernés.
Dans le cadre de cette démarche, une vaste opération de recensement a été menée sur l’ensemble du territoire national. Plusieurs localités ont été concernées, notamment Libreville au Rond-point de la Démocratie, Moanda, Koulamoutou, Oyem, Port-Gentil, Mouila et Tchibanga. Cette opération doit prendre fin ce vendredi 3 juillet 2026.
Selon les initiateurs, les données collectées permettront de constituer un fichier exhaustif des agents concernés. Le CAPG prévoit ainsi l’organisation prochaine d’un point de presse couplé à une Assemblée générale des agents publics dans une salle de conférence de la place afin de présenter les résultats de cette mobilisation et les perspectives envisagées.
Le collectif entend également transmettre ce fichier aux plus hautes autorités du pays, tout en sollicitant une audience afin d’exposer directement les préoccupations des agents publics.
Parmi les propositions avancées par le mouvement figurent l’organisation d’un audit au niveau de la solde afin d’identifier les éventuelles dysfonctionnements administratifs, le règlement de la dette intérieure à travers la mise à disposition de logements ou de parcelles viabilisées proportionnellement aux montants dus, ainsi qu’une mise en solde automatique des nouveaux agents publics afin de prévenir l’accumulation future des rappels.
À travers cette initiative, les responsables du collectif souhaitent donner une dimension concrète à leur action et maintenir la pression autour d’un dossier qui continue de susciter de fortes attentes au sein de la fonction publique gabonaise.

