Le Maroc a frappé un grand coup dès son entrée en lice à la Coupe du Monde 2026. Opposés au Brésil, quintuple champion du monde et l’un des principaux favoris du tournoi, les Lions de l’Atlas ont obtenu un précieux match nul (1-1), samedi au MetLife Stadium de New York. Une performance qui confirme la montée en puissance du football marocain sur la scène internationale et renforce les ambitions d’une sélection qui ne cesse de repousser les limites du football africain.
Dans un stade acquis à la cause des deux nations, la rencontre du groupe C avait des allures de test grandeur nature pour les hommes de Mohamed Ouahbi. Quatre ans après leur historique demi-finale au Mondial qatari, les Marocains étaient attendus au tournant face à une Seleção déterminée à reconquérir le trophée mondial.
Dès les premières minutes, les Lions de l’Atlas ont affiché leurs intentions. Organisés, disciplinés et agressifs dans le bon sens du terme, ils ont rapidement posé des difficultés à une équipe brésilienne pourtant riche en individualités de classe mondiale.
Le Maroc a été récompensé de ses efforts à la 21e minute. Servi par une passe lumineuse de Brahim Diaz, Ismael Saibari a parfaitement pris la profondeur avant de tromper Alisson Becker d’un subtil ballon piqué. Une réalisation qui a fait exploser de joie les milliers de supporters marocains présents dans les tribunes et qui récompensait une première demi-heure particulièrement réussie.
Mais comme souvent avec les grandes nations, le Brésil a su réagir. À la 32e minute, Vinicius Junior a rappelé pourquoi il figure parmi les meilleurs joueurs du monde. L’attaquant du Real Madrid a éliminé son vis-à-vis avant d’armer une frappe puissante qui n’a laissé aucune chance à Yassine Bounou. Une inspiration individuelle qui a permis à la Seleção de revenir à hauteur avant la pause.
Au retour des vestiaires, les Brésiliens ont tenté d’imposer leur rythme. Vinicius Junior, Raphinha et Lucas Paquetá ont multiplié les offensives face à un bloc marocain particulièrement compact et discipliné.
Malgré la pression sud-américaine, les Lions de l’Atlas n’ont jamais cessé de se montrer dangereux. Ismael Saibari pensait même offrir un second avantage au Maroc en seconde période, mais son but a finalement été refusé pour une position de hors-jeu.
Une nouvelle fois, Yassine Bounou a démontré toute son importance dans les cages marocaines. Le gardien d’Al-Hilal s’est illustré à plusieurs reprises devant Paquetá et Raphinha, maintenant son équipe dans la rencontre.
Dans les ultimes instants du match, le Brésil a également pu compter sur son dernier rempart. Alisson Becker a réalisé une double parade décisive face à Neil El Aynaoui puis Ayoube Amaimouni dans le temps additionnel, préservant le score de parité.
Au coup de sifflet final, ce match nul a été accueilli comme une véritable victoire morale pour le Maroc. Plus qu’un simple point, les Lions de l’Atlas repartent avec la confirmation qu’ils peuvent rivaliser avec les plus grandes nations du football mondial.
Cette prestation confirme également la solidité du projet sportif marocain, porté depuis plusieurs années par d’importants investissements dans la formation, les infrastructures et le développement du football national.
Avec ce résultat, le Maroc se place idéalement dans la course à la qualification avant ses prochaines rencontres face à l’Écosse et Haïti. Deux rendez-vous qui pourraient permettre aux hommes de Mohamed Ouahbi de franchir une nouvelle étape vers les huitièmes de finale.
Pour le football africain, cette performance constitue un nouveau signal fort. Après avoir marqué l’histoire en 2022, les Lions de l’Atlas démontrent que leur présence parmi l’élite mondiale n’est plus une exception mais bien une réalité durable. À New York, le Maroc a tenu tête au Brésil et confirmé qu’il faudra compter sur lui dans cette Coupe du Monde 2026.

