Le rideau est tombé samedi 13 juin 2026 sur la première édition de la Nuit internationale de la presse africaine, organisée à Cotonou, au Bénin. Pendant trois jours, journalistes, directeurs de médias, responsables d’institutions de presse et acteurs de la communication venus de plusieurs pays africains ont échangé sur les défis du secteur tout en célébrant les professionnels qui se distinguent par la qualité de leur travail. À l’issue de cette rencontre continentale, le Gabon figure parmi les grandes révélations de l’événement grâce à une moisson de récompenses qui témoigne du dynamisme de son paysage médiatique.
La cérémonie de clôture a consacré plusieurs journalistes et responsables de médias gabonais dans des catégories majeures. Le prix du Meilleur directeur de publication a été décerné à Jean-Yves Ntoutoume, patron du quotidien Le Temps, salué pour son engagement dans la conduite éditoriale et le développement de son organe de presse.

Dans la catégorie radio, Arnaud Ondo Engozogho, journaliste à Radio Gabon, a été désigné Meilleur journaliste radio, une distinction qui récompense la qualité de son travail sur les ondes nationales. De son côté, Cabrel Guilain Lemami, visage bien connu des téléspectateurs de Gabon Première, a reçu le trophée du Meilleur présentateur de revue de presse, tandis que Ludwig Raganizo Lasseny s’est vu attribuer le prix du Meilleur journaliste d’agence de presse.
La délégation gabonaise a également été honorée à travers une distinction spéciale décernée à Hermine Otounga Souna, directrice générale de l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), en reconnaissance de son engagement pour le développement et le rayonnement de la presse africaine.
Au-delà des professionnels des médias, plusieurs personnalités du continent ont également été distinguées. Le président béninois Patrice Talon a reçu un prix pour son engagement en faveur du pluralisme médiatique, tandis que le chef de l’État guinéen Mamadi Doumbouya a été récompensé pour son soutien à l’évacuation sanitaire d’un doyen de la presse guinéenne. Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a, quant à lui, été distingué pour son action en faveur du retour de la station panafricaine Africa N°1.
Dans son allocution de clôture, Marianne Muying Yav, secrétaire générale de l’Union internationale de la presse francophone, a appelé les journalistes africains à renforcer leur solidarité face aux défis qui affectent la profession, notamment la précarité économique des entreprises de presse, la transformation numérique et la lutte contre la désinformation. Elle a également salué l’engagement du promoteur de l’événement, Patrice Gbaguidi Sewanou, pour avoir porté cette initiative à l’échelle continentale.
Même appréciation du côté de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias. Son représentant, Firmin Agbekan, a souligné la nécessité de multiplier ce type de rencontres afin de valoriser les professionnels des médias africains et d’encourager l’excellence dans un contexte souvent marqué par des conditions d’exercice difficiles.
Pour le Gabon, cette reconnaissance constitue un signal fort. Elle intervient dans un contexte de restructuration et de modernisation du secteur médiatique national, où les acteurs de l’information cherchent à renforcer leur crédibilité, leur professionnalisme et leur visibilité sur la scène continentale. Les distinctions obtenues à Cotonou traduisent ainsi la montée en puissance de plusieurs journalistes gabonais et confirment la place croissante du pays dans le paysage médiatique africain.
Les organisateurs ont annoncé que la Nuit internationale de la presse africaine poursuivra son itinérance à travers le continent. Après le Bénin, une autre capitale africaine accueillera la deuxième édition de ce rendez-vous qui ambitionne de devenir une référence dans la promotion de l’excellence journalistique et de la coopération entre médias africains.

