La Commission Médicale de la Confédération Africaine de Football (CAF) s’est réunie dans la capitale togolaise Lomé pour une session de travail stratégique consacrée à la modernisation des standards médicaux et au renforcement des dispositifs de santé dans les compétitions continentales.
Cette rencontre a réuni des experts médicaux issus de plusieurs associations membres, sous la présidence du Dr Soueilim Mohamed Bouya, en présence du Vice-président Dr Thulani Ngwenya.
Vers un Congrès médical continental en 2027
Au terme des échanges, la Commission Médicale a proposé l’organisation d’un Congrès Médical de la CAF en 2027. Cette future rencontre continentale ambitionne de constituer une plateforme d’échanges scientifiques et techniques, destinée à harmoniser les pratiques médicales et à renforcer les compétences des professionnels de santé du football africain.
Révision des protocoles IRM et protection des jeunes joueurs
Parmi les décisions majeures, la Commission a validé une réforme des protocoles liés aux examens IRM. À partir de 2026, un seul examen IRM sera exigé par joueur dans les compétitions concernées.
Les joueurs ayant déjà passé avec succès cet examen lors des phases qualificatives zonales des compétitions U-17 seront exemptés d’un nouveau test avant la phase finale de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations U-17, Maroc 2026. Seuls les joueurs nouvellement enregistrés devront effectuer une IRM du poignet gauche.
Dans la même dynamique, des discussions ont été engagées sur la mise en place d’un protocole médical spécifique pour les joueurs de moins de 15 ans dans le cadre du Championnat Africain de Football Scolaire de la CAF, afin de renforcer la protection des jeunes talents dès les catégories de base.
Renforcement des capacités et préparation sanitaire
Les travaux ont également porté sur plusieurs axes prioritaires, notamment la formation et la désignation des officiers médicaux, la préparation d’un séminaire médical en marge de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Féminine 2026, ainsi que la préparation aux situations de pandémies.
La Commission a aussi évoqué la création de centres médicaux d’excellence dans les six unions zonales de la CAF, dans le but de renforcer les capacités sanitaires à l’échelle continentale.
Antidopage : une stratégie renforcée jusqu’en 2030
Un point central de la réunion a été consacré à l’Unité Antidopage de la CAF, qui a présenté son bilan couvrant la période 2020–2025 ainsi que sa stratégie 2026–2030.
Cette feuille de route repose sur trois axes majeurs : la croissance, l’innovation et l’éducation.
Elle prévoit notamment l’extension du réseau des officiers de contrôle antidopage avec un objectif de 108 agents d’ici 2026 et 216 d’ici 2030, soit une couverture minimale de quatre officiers par pays. Le volume des contrôles devrait atteindre entre 2 500 et 3 000 tests annuels à l’horizon 2030, intégrant des méthodes avancées telles que les analyses sanguines et le “Dry Blood Spot”.
La stratégie met également l’accent sur l’éducation antidopage, avec l’intégration de programmes de sensibilisation dans toutes les compétitions de la CAF, la production de supports pédagogiques adaptés et la mobilisation d’anciennes figures du football africain comme ambassadeurs du sport propre.
Une ambition de professionnalisation du football africain
À travers ces décisions, la CAF confirme sa volonté de renforcer durablement l’encadrement médical et sanitaire du football africain, tout en alignant ses standards sur les exigences internationales et en plaçant la santé des joueurs au cœur de ses priorités.

