Le Gouvernement gabonais a confirmé le décès de Monsieur Ernie Dosio, ressortissant américain, survenu le 17 avril dernier dans la province de l’Ogooué-Lolo. Selon les premières conclusions des enquêtes, l’incident serait lié à une charge d’éléphants intervenue dans le département de la Lolo Bouenguidi, alors que l’intéressé participait à une expédition de chasse encadrée.
D’après les autorités, la victime prenait part à une activité de traque d’un céphalophe à dos jaune, une espèce partiellement protégée dont la chasse est autorisée dans le cadre d’un quota annuel strictement réglementé. Le Gouvernement précise que l’opération s’inscrivait dans le cadre légal de la petite chasse, soumise à la détention d’un permis valide, au respect de la saison de chasse et à l’utilisation de zones autorisées.
Pas d’incident dans un parc national
Dans son communiqué, l’exécutif a tenu à clarifier les circonstances géographiques du drame, en indiquant que l’activité ne s’est pas déroulée dans le Parc National de la Lopé, contrairement à certaines informations relayées dans des médias internationaux. Les autorités rappellent que la législation gabonaise interdit toute forme de prélèvement de faune dans les parcs nationaux, considérés comme des espaces de conservation intégrale de la biodiversité.
Condoléances et coopération internationale
Les autorités gabonaises ont exprimé leurs condoléances à la famille et aux proches de la victime, tout en réaffirmant leur disponibilité à coopérer avec le gouvernement américain dans le cadre des procédures en cours.
Un secteur de la chasse encadré et stratégique
Le Gouvernement rappelle que la pratique de la petite chasse, bien qu’autorisée, demeure fortement encadrée par la réglementation nationale. Les services compétents assurent, selon les autorités, le contrôle du respect des dispositions en vigueur et appliquent des sanctions en cas de manquement.
Dans la même logique, le Gabon réaffirme sa volonté de développer une filière de chasse de régulation qualifiée de « haut de gamme », à vocation touristique et sportive. Ce projet, intégré à une réforme législative en cours, vise à structurer davantage l’activité afin d’en maximiser les retombées économiques tout en renforçant les exigences de sécurité et de durabilité.
Le conflit homme-éléphant à nouveau mis en lumière
Au-delà du fait divers, cet incident remet en avant la problématique récurrente du conflit homme-faune, notamment avec les éléphants, régulièrement impliqués dans des dégâts en zones rurales et périurbaines.
Les pouvoirs publics indiquent que plusieurs dispositifs sont déjà déployés, notamment des clôtures électriques mobiles et des opérations encadrées de régulation en cas de menace directe pour les populations. Ces mesures visent à réduire les risques tout en préservant l’équilibre écologique.
Un appel à un renforcement des moyens
Face à la complexité du phénomène, le Gouvernement appelle à un renforcement de l’appui international, notamment technique et financier, afin de soutenir les politiques de gestion durable de la faune et de protection des communautés rurales.
Les autorités estiment que la sécurisation des zones habitées nécessite des investissements supplémentaires et une approche de long terme, adaptée aux réalités locales.
Un équilibre entre conservation et sécurité
Tout en réaffirmant son engagement en faveur de la protection de la biodiversité, le Gouvernement assure vouloir poursuivre ses efforts pour améliorer la cohabitation entre les populations et la faune sauvage.
Cet incident, bien que regrettable, illustre une nouvelle fois les défis liés à la gestion des espaces naturels au Gabon, où cohabitent activités économiques, conservation environnementale et enjeux de sécurité publique.

