La FIFA a franchi une nouvelle étape stratégique dans l’organisation de la Coupe du Monde 2026 en officialisant les camps de base des 48 équipes qualifiées. Répartis entre le Canada, le Mexique et les États-Unis, ces centres d’entraînement accueilleront les sélections pendant toute la phase de groupes de la compétition prévue du 11 juin au 19 juillet 2026.
Pour la première fois de son histoire, le Mondial réunira 48 nations et 104 rencontres sur trois pays hôtes. Dans cette configuration inédite, le choix des camps de base représente un enjeu majeur aussi bien sur le plan sportif que logistique.
Des quartiers généraux stratégiques
Les camps de base serviront de lieux de vie permanents aux joueurs et aux staffs techniques. Les équipes y effectueront leurs séances d’entraînement, leurs préparations tactiques et leur récupération entre les matchs.
« Les camps de base des équipes font partie intégrante du tissu même de toute Coupe du Monde de la FIFA™ », a déclaré Heimo Schirgi, Directeur des opérations de la FIFA 2026. « C’est là que les équipes s’installent, s’entraînent, récupèrent et vivent au rythme quotidien de la compétition. »
Le processus de sélection a débuté dès 2024 avec la mise à disposition d’une liste d’infrastructures de haut niveau. Après le tirage au sort final organisé en décembre 2025, les équipes ont finalisé leurs choix en fonction des zones géographiques où elles disputeront leurs matchs de groupe.
Les États-Unis au centre du dispositif
La majorité des sélections seront installées aux États-Unis, qui accueilleront 39 des 48 camps de base. Sept équipes ont choisi le Mexique, tandis que le Canada recevra deux sélections.
Parmi les nations basées au Mexique figurent notamment :
- la Colombie,
- la République islamique d’Iran,
- la Corée du Sud,
- le Mexique,
- l’Afrique du Sud,
- la Tunisie,
- l’Uruguay.
Le Canada accueillera de son côté les camps du pays hôte canadien et du Panama.
Kansas City et New York parmi les pôles majeurs
Certaines villes concentreront plusieurs grandes nations.
Kansas City accueillera :
- l’Argentine,
- l’Angleterre,
- les Pays-Bas,
- l’Algérie.
La région New York–New Jersey recevra :
- le Brésil,
- le Maroc,
- le Sénégal,
- Haïti.
Le Sénégal s’installera sur le campus de Rutgers University, tandis que le Maroc utilisera les installations de la Pingry School.
La France a choisi Boston comme camp principal avec Bentley University comme centre d’entraînement. L’Allemagne sera basée à Winston-Salem, l’Espagne à Chattanooga et le Portugal à Palm Beach Gardens.
Les sélections africaines bien représentées
Neuf nations africaines participeront à cette Coupe du Monde élargie. Leurs camps de base sont répartis dans plusieurs régions nord-américaines :
- Algérie : Kansas City
- Côte d’Ivoire : Philadelphie
- RD Congo : Houston
- Égypte : Spokane
- Ghana : Boston
- Maroc : New York–New Jersey
- Sénégal : New York–New Jersey
- Afrique du Sud : Pachuca
- Tunisie : Monterrey
Cette présence illustre la progression du football africain dans les compétitions internationales.
Un enjeu économique majeur
Au-delà du terrain, les camps de base devraient générer d’importantes retombées économiques locales. Hôtels, transports, restauration, sécurité et activités touristiques bénéficieront de la présence des équipes, des supporters et des médias internationaux.
Au total, 25 communautés situées hors des 16 villes hôtes officielles accueilleront des sélections nationales. Des villes comme Spokane, Alexandria, Goleta ou Greenbrier profiteront ainsi d’une visibilité mondiale exceptionnelle.
Une Coupe du Monde hors normes
Avec 48 équipes, trois pays organisateurs et plus de six millions de spectateurs attendus, la Coupe du Monde 2026 s’annonce comme la plus grande de l’histoire du football.
Dans ce contexte, les camps de base joueront un rôle déterminant dans la gestion des déplacements, de la récupération physique et de la préparation des équipes.
La validation définitive de ces sites marque désormais l’entrée de la FIFA et des sélections nationales dans la dernière ligne droite avant le début du tournoi mondial.

