Seize ans après avoir accueilli la Coupe du Monde 2010, l’Afrique du Sud s’apprête à retrouver l’élite du football mondial avec une ambition clairement assumée : franchir pour la première fois de son histoire le cap de la phase de groupes. Portés par une génération talentueuse et un collectif solidement structuré, les Bafana Bafana arrivent au Mondial 2026 avec de solides arguments.
Après avoir manqué les éditions 2014, 2018 et 2022, l’Afrique du Sud signe son retour sur la scène mondiale dans un contexte particulièrement favorable. Les performances réalisées lors des dernières compétitions continentales, notamment la troisième place obtenue à la CAN 2023, ont confirmé le retour au premier plan d’une sélection longtemps en quête de stabilité.
À la tête de cette renaissance figure le sélectionneur belge Hugo Broos. Arrivé avec la mission de reconstruire une équipe compétitive, l’ancien vainqueur de la CAN 2017 avec le Cameroun a progressivement transformé les Bafana Bafana en une formation disciplinée, difficile à battre et capable de rivaliser avec les meilleures sélections africaines.
Une qualification convaincante
Les Sud-Africains ont validé leur ticket pour le Mondial en dominant leur groupe qualificatif devant des adversaires de renom tels que le Nigeria, le Rwanda, le Bénin, le Zimbabwe et le Lesotho.
Cette qualification reflète également la bonne santé du football sud-africain. Les succès récents de Mamelodi Sundowns, sacré champion d’Afrique pour la deuxième fois de son histoire, et les performances d’Orlando Pirates sur la scène nationale témoignent de la progression du championnat local et de la qualité des joueurs formés dans le pays.
Un groupe A à la portée des Bafana Bafana
Le tirage au sort a placé l’Afrique du Sud dans le groupe A aux côtés du Mexique, de la République tchèque et de la Corée du Sud.
Un groupe jugé équilibré par de nombreux observateurs, où aucune équipe ne semble véritablement intouchable.
Le parcours sud-africain débutera le 11 juin 2026 face au Mexique à Mexico, dans un match chargé de symboles. Seize ans après le match d’ouverture du Mondial 2010 entre les deux nations, conclu sur un nul (1-1), les Bafana Bafana retrouveront les Mexicains avec l’ambition de réussir leur entrée dans la compétition.
Ils affronteront ensuite la République tchèque le 18 juin, dans une rencontre qui pourrait s’avérer décisive dans la lutte pour la qualification.
Enfin, le 25 juin, les hommes de Hugo Broos termineront leur phase de groupes face à la Corée du Sud, un adversaire considéré comme un concurrent direct pour une place en seizièmes de finale.
Ronwen Williams et Teboho Mokoena comme leaders
L’Afrique du Sud pourra compter sur plusieurs cadres expérimentés pour guider l’équipe durant le tournoi.
Le gardien et capitaine Ronwen Williams demeure l’un des piliers de la sélection. Héros de la CAN 2023 grâce à ses performances exceptionnelles lors des séances de tirs au but, le portier de Mamelodi Sundowns représente un atout majeur pour son équipe.
Au milieu de terrain, Teboho Mokoena sera également l’un des hommes à suivre. Véritable chef d’orchestre du jeu sud-africain, il incarne l’équilibre entre rigueur défensive et créativité offensive.
Une première historique en ligne de mire
L’Afrique du Sud disputera sa quatrième phase finale de Coupe du Monde après les éditions de 1998, 2002 et 2010. Lors de chacune de ses précédentes participations, elle avait été éliminée dès le premier tour.
L’édition 2026 représente donc une occasion unique d’effacer cette statistique. Grâce au nouveau format à 48 équipes, qui permet aux deux premiers de chaque groupe ainsi qu’aux meilleurs troisièmes d’accéder à la phase à élimination directe, les chances de qualification sont plus importantes que jamais.
Pour les Bafana Bafana, l’objectif est clair : transformer les progrès observés ces dernières années en un résultat concret sur la scène mondiale. Dans un groupe ouvert et avec un collectif en pleine confiance, l’Afrique du Sud possède les moyens de réaliser l’un des plus grands exploits de son histoire footballistique et d’offrir à tout un pays une qualification inédite pour les phases finales d’une Coupe du Monde.

