Football/Coupe du Monde 2026 : L’Égypte veut enfin écrire son histoire mondiale

Le temps est venu pour l’Égypte de transformer son immense prestige continental en succès planétaire. Septuple championne d’Afrique, record absolu sur le continent, la sélection égyptienne aborde la Coupe du Monde 2026 avec l’ambition de franchir un cap jamais atteint et d’offrir à son peuple une campagne historique.

Absents de l’édition 2022 au Qatar, les Pharaons retrouvent la plus prestigieuse des compétitions internationales huit ans après leur dernière participation en Russie. En 2018, malgré la présence de Mohamed Salah, l’Égypte avait quitté le tournoi dès le premier tour après trois défaites face à l’Uruguay, à la Russie et à l’Arabie saoudite.

Cette fois, les circonstances semblent plus favorables. Placée dans un groupe G particulièrement équilibré aux côtés de la Belgique, de l’Iran et de la Nouvelle-Zélande, la sélection nord-africaine nourrit de réelles ambitions de qualification pour les phases à élimination directe.

Hossam Hassan, l’homme de la reconquête

Pour mener cette mission, la Fédération égyptienne a confié les rênes de la sélection à l’une des plus grandes légendes de son histoire. Nommé en février 2024 après l’élimination des Pharaons en huitièmes de finale de la CAN face à la RD Congo, Hossam Hassan a rapidement imposé sa marque.

Meilleur buteur de l’histoire de la sélection avec 69 réalisations, l’ancien attaquant a redonné confiance à un groupe en quête de repères. Sous sa direction, l’Égypte a retrouvé de la solidité et une identité de jeu plus affirmée, tout en s’appuyant sur l’expérience de ses cadres.

Une qualification maîtrisée

Les Égyptiens ont validé leur billet pour le Mondial grâce à une campagne qualificative particulièrement convaincante. Après un succès difficile contre le Burkina Faso (2-1) et un match nul en Guinée-Bissau, les Pharaons ont progressivement pris le contrôle de leur groupe.

Avec un bilan de huit victoires, deux matches nuls et aucune défaite, ils ont terminé largement en tête du groupe A avec 26 points, confirmant leur statut de référence du football africain.

Cette dynamique positive nourrit aujourd’hui les espoirs d’un parcours réussi en Amérique du Nord.

Un groupe ouvert pour rêver plus grand

Le premier rendez-vous des Pharaons aura lieu le 15 juin face à la Belgique, considérée comme la nation la plus expérimentée du groupe. Un résultat positif contre les Diables Rouges pourrait placer les hommes d’Hossam Hassan dans des conditions idéales pour la suite de la compétition.

L’Égypte affrontera ensuite la Nouvelle-Zélande le 22 juin, dans une rencontre où elle apparaîtra comme favorite. Enfin, le 27 juin, elle conclura sa phase de groupes contre l’Iran, adversaire qu’elle n’a encore jamais réussi à battre.

Dans un groupe où chaque point pourrait être déterminant, les Pharaons savent qu’ils disposent d’une réelle opportunité de qualification.

Salah, la dernière grande mission

À 33 ans, Mohamed Salah s’apprête sans doute à disputer la dernière Coupe du Monde de sa carrière. Considéré comme l’un des plus grands footballeurs africains de tous les temps, l’attaquant de Liverpool porte une responsabilité immense.

Malgré son impressionnant palmarès en club, le capitaine égyptien n’a jamais remporté la Coupe d’Afrique des Nations ni permis à son pays de briller en Coupe du Monde. Cette édition 2026 représente donc une occasion unique de compléter son héritage et d’offrir au football égyptien l’un de ses plus grands exploits.

À ses côtés, Omar Marmoush, devenu l’un des joueurs majeurs de Manchester City, sera l’autre principal atout offensif de la sélection. Sa vitesse, sa créativité et son efficacité pourraient s’avérer décisives dans les moments clés du tournoi.

Une anomalie à corriger

Malgré ses sept titres continentaux, l’Égypte affiche un bilan modeste sur la scène mondiale. Les Pharaons ne comptent que trois participations à une phase finale de Coupe du Monde avant 2026 : en 1934, 1990 et 2018.

Plus surprenant encore, ils n’ont jamais remporté le moindre match lors d’une phase finale du tournoi.

L’objectif fixé par le staff est donc clair : décrocher une première victoire historique et accéder, pour la première fois de l’ère moderne, aux phases à élimination directe.

L’heure de vérité

Avec l’élargissement du tournoi à 48 équipes et l’ouverture de nouvelles places qualificatives pour les seizièmes de finale, l’Égypte dispose d’une occasion rare de marquer l’histoire.

Portés par une génération talentueuse, un sélectionneur emblématique et l’expérience de Mohamed Salah, les Pharaons abordent cette Coupe du Monde avec l’ambition de faire tomber plusieurs barrières historiques.

Pour une nation qui règne sur le football africain depuis près d’un siècle, le moment semble venu de conquérir enfin une reconnaissance à la hauteur de son immense héritage.

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