Libreville inaugure le Mur du Souvenir : Un nouvel espace dédié à la mémoire de la Seconde Guerre mondiale

La Ville de Libreville a officiellement inauguré, ce lundi 13 juillet 2026, le Mur du Souvenir érigé au Pont de Gué-Gué, un monument destiné à honorer la mémoire des combattants et à rappeler le rôle du Gabon dans la Seconde Guerre mondiale. La cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre d’État, ministre de la Défense nationale, Brigitte Onkanowa, de l’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès, des membres du Gouvernement, des autorités militaires gabonaises et françaises, ainsi que de nombreuses personnalités civiles et militaires.

À travers cette inauguration, les autorités gabonaises entendent inscrire durablement dans l’espace public un lieu de mémoire consacré à un épisode majeur de l’histoire nationale, tout en renforçant le devoir de transmission auprès des générations futures.

Un hommage à un épisode majeur de l’histoire du Gabon

Prenant la parole au cours de la cérémonie, le maire de la Commune de Libreville, Eugène MBA, a salué l’aboutissement d’un projet qu’il a présenté comme un acte de reconnaissance envers celles et ceux qui ont contribué à l’histoire du pays.

Le premier magistrat de la capitale a rappelé que la bataille de Libreville, longtemps méconnue du grand public, représente une étape importante de la campagne militaire ayant conduit à la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale.

Selon lui, cet épisode historique témoigne également de la contribution déterminante des peuples africains à un conflit qui a profondément marqué l’histoire du XXᵉ siècle.

Un lieu de transmission et de sensibilisation

Au-delà de sa dimension historique, Eugène MBA a souligné que le Mur du Souvenir se veut un véritable outil pédagogique destiné à préserver la mémoire collective.

Il a indiqué que ce nouvel espace permettra de transmettre aux jeunes générations les valeurs de paix, de liberté, de solidarité et de fraternité, tout en favorisant une meilleure compréhension des événements ayant façonné l’histoire du Gabon.

Le maire a insisté sur l’importance du devoir de mémoire, estimant que la connaissance du passé constitue un levier essentiel pour construire une société attachée aux principes de dialogue, de tolérance et de cohésion nationale.

Une mémoire partagée entre le Gabon et la France

Au cours de son intervention, Eugène MBA est également revenu sur les liens historiques unissant le Gabon et la France.

Il a rappelé que le ralliement du Gabon à la France libre, dès les premières années de la Seconde Guerre mondiale, a constitué un tournant décisif dans les relations entre les deux pays et demeure l’un des fondements de leur coopération historique.

Le maire a exprimé le souhait que ce partenariat continue de se consolider dans un esprit de respect mutuel, de dialogue et d’intérêts partagés, notamment dans les domaines de la mémoire, de la culture et de la coopération institutionnelle.

Préserver le patrimoine historique de la capitale

Avec l’inauguration du Mur du Souvenir, la Commune de Libreville réaffirme sa volonté de préserver et de valoriser son patrimoine historique.

Les autorités municipales considèrent que la sauvegarde des lieux de mémoire participe à la construction de l’identité nationale et contribue à renforcer le sentiment d’appartenance des citoyens à leur histoire commune.

Ce monument vient ainsi enrichir le patrimoine mémoriel de la capitale et offre aux visiteurs un espace de recueillement, de réflexion et de transmission des connaissances historiques.

Les enjeux

L’inauguration du Mur du Souvenir revêt plusieurs enjeux majeurs. Sur le plan historique, elle permet de remettre en lumière la participation du Gabon et de l’Afrique à la Seconde Guerre mondiale, un pan de l’histoire souvent insuffisamment valorisé. Sur le plan éducatif, elle constitue un outil de sensibilisation destiné aux jeunes générations, en les invitant à s’approprier leur histoire et à comprendre les sacrifices consentis pour la défense des valeurs de liberté et de paix.

L’initiative s’inscrit également dans une démarche de valorisation du patrimoine culturel et mémoriel de Libreville, tout en contribuant au renforcement des relations de coopération entre le Gabon et la France autour de la préservation de leur histoire commune.

À travers ce nouvel espace mémoriel, la capitale gabonaise affirme enfin son ambition de faire de la mémoire un vecteur de citoyenneté, de cohésion sociale et de transmission des valeurs républicaines aux générations présentes et futures.

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